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Grand Trail de Serre-Ponçon, après une première édition annulée à cause de la Covid, le top départ de ce nouveau évènement sera donné le 17 septembre.

L’édition 0 avait eu lieu en 2018 avec un certain François D’Haene. Accompagné de 2 amis traileurs (Alexis Traub et Guillaume Provost) il avait montré la voix du parcours de ce qui serait bientôt une course officielle. Un programme bien chargé avec pas moins de 176km et 11260m D+ au départ de la ville d’Embrun.

Jean Michel Faure Vincent et Serge Moro les organisateurs de cet évènement avaient été au regret de devoir annuler la course l’année derniere. Un an plus tard, toute
l’équipe ainsi que les bénévoles sont impatients à l’idée d’accueillir les coureuses et coureurs. Pas moins de trois jours de fête et de sport, dans cet environnement exceptionnel, sont au programme.

Une idée originale de deux passionnés et fins connaisseurs du trail : Jean-Michel Faure Vincent et Serge Moro.

Si vous vous intéressez au trail de haut niveau et à l’univers du trail, ces deux noms ne vous sont surement pas inconnu. En effet, Jean Michel Faure Vincent est le manager du team Salomon. Vous l’avez peut-être même aperçu lors de l’UTMB 2021 dans l’assistance de François D’haene. 

Serge Moro est pour sa part à la tête de la revue « Esprit Trail ».

Une combinaison de deux personnes passionnées par la nature et la montagne, de quoi donner une organisation magnifique pour le Grand Trail de Serre-Ponçon.

Jean-Michel, comment t’est venue l’idée de cette course et de ce parcours ?

Je suis un local de l’étape. Je suis né à Embrun et j’ai vécu longtemps dans la région. C’est tout naturellement que j’ai voulu mettre en avant ce territoire et les parcours autour de Serre-Ponçon. En mars 2018, dans le cadre de sa préparation pour le Grand Raid de la Réunion, nous avons réfléchi avec François (d’Haene) à un “off”. L’idée était aussi d’imaginer un nouveau concept de course par équipe, qui était pour nous une forme de retour aux sources des valeurs du trail : solidarité et partage.

J’en ai parlé à Serge Moro qui en moins de cinq minutes m’a répondu immédiatement “GO, on y va !”

Serge, tu as accepté d’accompagner Jean-Michel dans cette nouvelle aventure. Qu’est-ce qui t’a convaincu de te joindre au projet ?

Je n’ai pas hésité bien longtemps. Je choisis de faire ce que j’aime avec ceux que j’apprécie.  Des projets comme cela ne se refusent pas. C’était l‘occasion de porter un projet
avec Jean-Michel, et par ailleurs de réactiver l’équipe qui a l’habitude d’organiser des épreuves. Car bien loin d’être une initiative portée seulement par Jean-Michel et moi-même. C’est vraiment toute une équipe qui porte ce projet. J’ai la grande chance de côtoyer depuis longtemps des passionnés, avec une solide expérience. Et c’est un bonheur que de « faire » ensemble.

C’est indispensable de se répartir les tâches car la charge est immense sur ce type d’organisation. Il faut le soutien des communes, des collectivités, avoir des partenaires, et un solide vivier de bénévoles qui se mobilisent. Entre la décision de « faire », et la concrétisation, il a bien fallu 3 à 4 mois pour être certain de pouvoir porter l’aventure plus loin. Et c’est avec le « go » de chacun que l’on a dit « Yes! ».

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Jean-Michel, tu baignes dans le milieu de l’ultra depuis les débuts du développement de la discipline en France. Comment ton parcours et ton expérience ont influencé cette volonté de créer cet évènement ?

Cela fait près de 20 ans que je travaille dans le milieu du trail-running sur des montages d’évènements, du management d’équipe et du consulting.

L’idée de cette course était justement de créer quelque chose de nouveau, pour redonner un peu de fraîcheur à l’ultra avec une nouvelle proposition sportive.

L’édition 2018 avec François, Alexis et Guillaume a bien sûr été un test décisif, puisqu’elle nous a permis de mesurer en grandeur réelle ce parcours que nous avions en tête et
l’engagement physique et mental qu’il pouvait demander aux participants.

Serge, comme Jean-Michel, cette région des Hautes-Alpes te tient particulièrement à cœur. Au fond, le trail et l’ultra ne sont-ils pas les meilleurs moyens de mettre en valeur un territoire et de le faire rayonner ?

Il y a surtout beaucoup d’humilité devant l’obstacle à franchir. Et de lucidité devant ce premier succès d’estime du Grand Trail. C’est avant tout la beauté du territoire, et sa
notoriété qui a construit la visibilité de notre organisation. Le trail est un excellent moyen de compléter la palette d’offre de loisirs et d’activités à Serre-Ponçon.

Marcher, courir, découvrir, ce sont des activités naturelles qui peuvent se dérouler d’avril à novembre ici dans les Alpes du Sud. Un complément tout naturel à l’activité ski des stations et à aux activités liées au Lac. Il nous faut inscrire notre épreuve dans un ensemble d’initiatives faisant de Serre-Ponçon une destination « trail » reconnue.

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Jean-Michel, quelle était ta motivation première à l’idée de créer ce Grand Trail de Serre-Ponçon ?

Ma première motivation était de mettre en avant les parcours des Hautes-Alpes et de ma région de cœur. Lorsque j’en ai parlé à François, cela l’a tout de suite intéressé, lui qui est en constante recherche de nouveaux parcours et de nouvelles aventures.

L’idée de la course par équipe est plus ancienne. Et à pour objectif de retrouver l’esprit des longues sorties en montagne entre amis, où l’on part et revient ensemble.
D’ailleurs, nous avions déjà mis en place un projet sur ce format avec François, en 2011, lors d’un long “off”, pour réaliser le record de la traversée entre Chamonix et Briançon. Il était accompagné de Michel Lanne et Thomas Véricel, et l’idée était de retrouver ces valeurs originelles de notre sport. C’est dans cet état d’esprit que nous voulions créer le GTSP.

Serge, la première édition du Grand Trail de Serre-Ponçon aurait dû se tenir en 2020. Malheureusement, la situation sanitaire vous a contraint à l’annulation. Comment
avez-vous réussi à rebondir après ce coup dur ?

Après l’annulation de septembre 2020, le groupe qui porte l’épreuve s’est réuni. Chacun, à tour de rôle, a exprimé de manière forte son envie de continuer. Et nos partenaires ont prolongé le “bail” d’un an… Nous concrétiserons le 17 septembre prochain, à 10 h, lors du premier départ, plus de 24 mois d’engagement bénévole. Organiser une telle épreuve, c’est vraiment y penser tous les jours !

Mais c’est comme cela que l’on vit fort ! Et cela me plaît bien !