Descendre sous les deux heures au marathon a basculé du fantasme à la réalité historique. Quand l’Evo 3 a entrouvert cette porte, la question brûlante pour le reste de la gamme pro n’était plus de savoir si la marque allait suivre, mais quand cet ADN de rupture allait redescendre sur l’asphalte pour le peloton exigeant.
Avec 177 grammes sur la balance, le remplacement des Energyrods par l’Energyrim et un retour d’énergie revendiqué à +9 %, cette Adidas Adizero Adios Pro 5 débarque avec des promesses lourdes de sens.
En tant que rédacteur obsédé par la mécanique de la foulée et l’efficacité des super shoes, je n’ai pas encore lacer cette V5, mais les specs font déjà naître un mix d’excitation et de vigilance.
Est-on en face de la machine à PR, ou d’un jouet exclusif exigeant un profil chirurgical ? Tour d’horizon des attentes avant de poser les pieds dedans d’ici quelques jours pour un test Adios Pro 5 grandeur nature.
Le Verdict : Adidas Adizero Adios Pro 5
Points Forts
- Poids plume accru : 177 g sur la balance (-12 % vs Pro 4), on repousse les limites de la légèreté sur route.
- Propulsion & Stabilité : Technologie ENERGYRIM carbone pour un guidage linéaire et un rendement redoutable.
- Mousse ultra performante : Lightstrike Pro de dernière génération gavée de réactivité sans compromis d'amorti.
- Tige verrouillée : Lightlock 2.0 précise avec zones de ventilation ciblées et structure de talon révisée.
Points Faibles
- Exigence biomécanique : Drop de 4 mm (39/35 mm) demandant une bonne habitude de l'avant/médioro-pied sur marathon.
- Tarif premium : Positionnement élitiste fixé à 260 €.
- Tolérance chaussant : Volume ajusté près du pied typé compète pure, moins tolérant sur les pieds très larges.
- Adaptation Energyrim : Sensation de rigidité périphérique qui demande quelques kilomètres d'apprivoisement en virage.
Notre avis RunActu : En important l'ADN de l'Evo 3 via l'ENERGYRIM et un poids ramené à 177 g, l'Adios Pro 5 mute en véritable bête de compétition. Plus directe, plus stable en fin de parcours, elle s'adresse aux chasseurs de RP prêts à exploiter un drop bas et un rendement sans filtre.
Caractéristiques Clés : Adidas Adizero Adios Pro 5
Où se situe l'Adidas Adizero Adios Pro 5 dans la gamme route de la marque ?
Avec 177 g, un drop de 4 mm et l'Energyrim, l'Adidas Adizero Adios Pro 5 coupe les ponts avec le confort tolérant de la Supernova Rise 3, pensée pour enchaîner les footings quotidiens en souplesse et sans compromis d'accessibilité. À l'opposé du spectre élitiste absolu incarné par l'artefact de rupture Adizero Adios Pro Evo 3 (le concentré d'exploit à 500 €), la Pro 5 industrialise la haute performance pour avaler les marathons en mode chrono.
Le Quotidien & Polyvalence
La Supernova Rise 3 assure l'entraînement régulier et l'absorption confortable avec une polyvalence souple et moins rapide.
La Race Day Industrielle
L'Adios Pro 5 (177g, drop 4 mm, Energyrim & Lightstrike Pro) structure la chasse aux records homologués du peloton.
L'Exploit Exclusif
L'Adios Pro Evo 3 (500 €) repousse les limites de la légèreté ultra-radicale taillée pour l'histoire d'un jour.
ANALYSE TERRAIN : CE QUE J’ATTENDS DU MATÉRIEL
Accueil du pied et laçage : le pari Lightlock 2.0
J’attends de la tige Lightlock 2.0 qu’elle gomme les retours parfois mitigés sur le maintien latéral des versions antérieures en virage serré. Avec une structure de talon révisée et des bandes internes ciblées, la promesse est un lock chirurgical sans comprimer le coup de pied sur les late-miles du marathon.
Sur le papier, la ventilation redessinée doit éviter l’effet cocotte-minute estival. Hâte de vérifier si le mesh se fait oublier dès les premiers mètres.
Il me semble évident que la marque aura fait quelques compromis en terme de confort et de maintien afin d’économiser quelques grammes. Une ambition que je peux comprendre mais il faut quand même que la paire reste confortable et permette de boucler un marathon en 2h30 sans avoir les pieds en vrac!
Comportement dynamique et bascule : l’effet Energyrim attendu au tournant
C’est la grosse curiosité technique : adieu les Energyrods indépendants, place à l’Energyrim. J’attends de cette structure rigide en anneau/pourtour une stabilité accrue à haute vélocité en fin de course, là où les cheville fatiguent et où l’on a tendance à tasser l’amorti en-dedans. Le +9 % de retour d’énergie doit se traduire par une relance encore plus dynamique et plus guidée vers l’avant.
Il est évident que cette technologie fonctionne et est efficace, il me reste à constater lors d’un test de la Adios Pro 5 si cette technologie infusée de carbone apporte un réel plus par rapport à une plaque carbone classique. Adidas met en avant le fait que cela permet d’intégrer encore plus de mousse LIGHTSTRIKE PRO. Curieux de voir cela!
Confort d’amorti : quand le Lightstrike Pro rencontre le volume maximisé
Avec 39 mm sous le talon et 35 mm à l’avant, le stack est généreux mais contrôlé par un drop minimal de 4 mm. J’attends un amorti qui protège les articulations sans absorber l’explosivité. Le Lightstrike Pro de dernière génération doit offrir ce compromis rare : du plush à l’impact pour encaisser les chocs répétés du 30e kilomètre, couplé à une réactivité immédiate sans temps mort de compression.
Même si cela peu paraitre assez minime, cette version 5 est plus légère de 23 grammes. Un exploit de technologie qui permet d’atteindre le poids de 177 grammes en taille 42. L’économie de course se fera sans aucun doute sentir en fin de parcours et je pense que vous gagnerez encore quelques secondes sur votre RP!
Accroche et durabilité : le test Continental à l’épreuve des relances sous la pluie
La techno Lighttraxion couplée au caoutchouc Continental doit enfin résoudre l’équation impossible des super shoes : gripper sur bitume humide sans alourdir l’avant-pied ni s’user en 150 km. J’attends une durabilité en hausse par rapport aux standard de la catégorie, espérant passer le cap des 350-400 km sans voir la semelle extérieure se lisser prématurément sur les appuis forts.
Je trouve que les marques font de gros progrès sur ce point de l’usure de la semelle. J’espère juste que la semelle est différente de la Adios Pro 3 qui pouvait connaître des signes d’usure dès la première course !
Mon avis sur la Adidas Adios Pro 5.
Pour ne rien vous cacher, c’est le modèle que j’attendais avec impatience. En effet, nous avons tous bavé sur sa grande soeur à 500€… même si le tarif de 275€ de l’Adios Pro 5 est ultra honéreux, il est tout de même plus abordable pour un runner souhaitant ce faire plaisir avec un modèle ultra compétitif.
Adidas reprend toutes les technologies qui font sa force: une mousse ultra légère et performance couplée à une structure carbone. De quoi envoyer du lourd sur votre prochain semi ou marathon!
Pour ma part, mon niveau ne me permettra pas d’utiliser ce modèle dans tout son potentiel mais je comprends l’excitation de certains pour ce type de chaussures de running ultra performante.
L'Adidas Adizero Adios Pro 5 face à la concurrence
Face à la Nike Alphafly 4
Perchée et dotée d'un rebond aérien massif via ses bulles Air Zoom, la Nike Alphafly 4 mise sur le trampoline radical. L'Adios Pro 5 riposte par son Energyrim enveloppant et un drop de 4 mm offrant un guidage plus linéaire sur le bitume long.
Face à la Mizuno Hyperwarp 96
Obsession radicale de l'allègement extrême avec 96g sur la balance, la Mizuno Hyperwarp 96 joue l'artefact pur. L'Adios Pro 5 rationalise cet ADN d'exploit (provenant de l'Evo 3) pour industrialiser la performance sur marathon (177g).
Face à l'Altra Vanish Carbon 3
Fidèle au zero-drop et au profil anatomique libérant l'avant-pied, l'Altra Vanish Carbon 3 cible la foulée naturelle. L'Adios Pro 5 oppose son stack généreux (39/35 mm) et sa rigueur carbonée.




