Oubliez tout ce que vous saviez sur les sensations fermes associées aux débuts de la marque helvétique. Avec l’arrivée de la On Cloudsurfer 3, l’équipementier suisse rebat les cartes de l’entraînement quotidien sur bitume.

Dès l’ouverture de la boîte, la promesse saute aux yeux : marier un confort d’accueil ultra-moelleux à un déroulé de pied toujours aussi fluide, sans jamais sacrifier le dynamisme naturel de la foulée. En tant que coureur à la recherche constante du parfait équilibre entre protection articulaire et plaisir de rouler, cette troisième version nous fait de l’œil.

Même sans l’avoir encore testée sur la route, l’intégration de la toute nouvelle supermousse Surreal et la refonte géométrique du CloudTec Phase annoncent un changement de dimension radical.

Décryptage des attentes et des promesses techniques de cette nouveauté taillée pour enchaîner les kilomètres sans compter.

avis-test-cloudsurfer-3

Le Verdict : On Cloudsurfer 3

🟢

Points Forts

  • Confort d'accueil immédiat : Un effet chausson ultra-moelleux dès la première utilisation grâce à la tige Warp Knit repensée.
  • Super-mousse Surreal : Une nouvelle matière innovante associée au CloudTec Phase qui gomme les impacts sans effet éponge.
  • Foulée fluide et naturelle : Absence de plaque rigide (Speedboard) pour un déroulé de pied intuitif et sans contrainte mécanique.
  • Durabilité optimisée : Une semelle extérieure renforcée en caoutchouc sur les zones d'impact pour encaisser les kilomètres sereinement.
🔴

Points Faibles

  • Manque de dynamisme pur : Ce n'est pas une chaussure conçue pour la vitesse agressive ou les séances de fractionné court.
  • Avant-pied ajusté : Un fit près du pied qui demande de la vigilance pour les coureurs disposant d'une large morphologie d'orteils.
  • Volumineuse : Un profil assez présent sur la balance et en volume qui privilégie la protection à la légèreté racée.
Note Globale 8.5/10

Notre avis RunActu : Avec la Cloudsurfer 3, On réussit le pari de corriger le manque de douceur de ses débuts en injectant la superbe mousse Surreal. Même si elle n'est pas taillée pour chasser les chronos sur piste, sa fluidité d'amorti et son confort d'accueil en font la compagne idéale de vos footings de récupération et sorties longues. Une valeur sûre pour protéger vos articulations.

test-cloudsurfer-3

Caractéristiques Clés : On CloudSurfer 3

⚖️
Poids 285 grammestaille 42
📐
Drop & Stack 8mm stack Non communiqué
☁️
Mousse (Semelle) Super-mousse Surreal associée au CloudTec Phase
🛣️
Terrain Idéal Route
🏆
Usage Cible entraînement et confort
💶
Prix Conseillé 170€
test-cloudsurfer-3-avis

Où se situe la On Cloudsurfer 3 dans la gamme route de la marque ?

La On Cloudsurfer 3 marque une évolution majeure dans la gamme route de la marque suisse, s'affirmant comme la référence incontournable de l'entraînement quotidien et des footings de récupération. Oubliez la démesure de l'amorti maximaliste de la Cloudmonster 3 ou la polyvalence hybride de la Cloudvista : avec sa toute nouvelle super-mousse Surreal et son absence de plaque Speedboard, la Cloudsurfer 3 fait le choix d'un confort ouaté et d'un déroulé de pied d'une fluidité naturelle absolue pour enchaîner les kilomètres sur bitume.

Modèle Maximaliste

La Cloudmonster reste l'étendard du rebond XXL et du volume d'amorti maximal pour les sorties longues rythmées.

Le sommet du Quotidien

La Cloudsurfer 3 incarne l'alternative axée sur la douceur absolue, la protection articulaire et la régularité des footings.

on-running-confort

ANALYSE TERRAIN : Ce que promettent les technologies et mes attentes pour la CloudSurfer 3

Confort d’accueil et ajustement : que faut-il attendre du mesh ?

Sur le papier, la tige Warp Knit repensée doit combiner respirabilité et maintien chirurgical. On s’attend à découvrir un accueil type « chausson » dès l’enfilage, soutenu par un collier de cheville généreusement rembourré. L’enjeu pour ce type de modèle est d’éviter tout flottement lorsque l’amorti devient très moelleux.

Le fit ajusté de l’avant-pied devra maintenir le pied en place avec précision, tout en laissant suffisamment de liberté aux orteils pour espérer enchaîner les kilomètres sans friction précoce.

Pour ma part, j’ai toujours beaucoup aimé le confort d’acceuil des chaussures ON, mais attention, elles ont tendances à être souvent très (trop?) proche du pied et pourrait s’avèrer inconfortable si la taille est un peu juste.

En revanche, on remarque tout de suite que la chaussure se destine à utilisation au quotidien et pour des sorties confortables, la languette des lacets et le mesh sont épais, ce qui devrait être parfait pour enchaîner les kilomètres et pour préparer un marathon

cloudsurfer-3-confort-running

Comportement dynamique : l’absence de Speedboard tient-elle ses promesses ?

C’est l’un des points névralgiques de cette version : l’absence totale de plaque rigide (Speedboard). Sur le plan théorique, cette conception doit libérer complètement le mouvement et offrir une transition talon-orteils d’une fluidité naturelle.

On attend de cette chaussure qu’elle n’impose aucun rythme artificiel, agissant comme un guide souple et intuitif plutôt que comme un tremplin rigide. Si elle ne vise pas les chronos sur fractionné court, elle doit transformer les footings de récupération en une parenthèse de fluidité mécanique sans contrainte forcée.

Pour ma part, je trouve que l’absence de plaque carbone (ou assimilée) est tout à fait logique. La CloudSurfer n’est pas une chaussure à record, cependant, je connais parfaitement les chaussures On et vous pouvez être certain que la paire s’adaptera à votre allure. Je pense qu’elle fera le taff jusqu’à des vitesses de 14-15km/h! Au-delà, il faudra basculer sur un modèle plus dynamique comme une Novablast 6 par exemple.

Amorti et retour d’énergie : la révolution de la mousse Surreal au banc d’essai

L’introduction de la supermousse Surreal associée au CloudTec Phase retravaillé suscite beaucoup d’interrogations. Les simulations internes annoncent une compression accrue de 15,5% sous la charge.

Sur le terrain, nous espérons un amorti nettement plus enveloppant et moelleux que par le passé, capable de gommer les impacts violents du bitume. Le défi majeur sera d’offrir ce cocon protecteur sans tomber dans l’effet « éponge » ou d’enfoncement passif. Le retour d’énergie devra rester suffisamment vivant pour ne pas alourdir la foulée à mesure que la fatigue s’installe.

Je pense que ce modèle va être beaucoup plus « amortissant » que les versions précédentes. Pour ma part, je trouve que c’est un bon point car les running On avaient tendance à être un peu trop rigides à mon goût.

L’idée de l’association de la mousse Surreal et de la CloudTec est d’accompagner au maximum la foulée pour la rendre plus fluide, je suis curieux de voir ce que cela va donner car sur le papier l’idée est excellente!

chaussures-marathon-on-running

Accroche et durabilité : la semelle extérieure enfin armée pour durer ?

Les anciennes générations de la gamme ont parfois souffert d’une usure prématurée des pods en mousse exposés. L’ajout stratégique d’une plus grande surface en caoutchouc renforcé sur les zones d’impact majeur (talon et avant-pied) est donc une réponse très attendue. Sur le plan pratique, cela doit garantir une longévité accrue capable d’encaisser 600 à 800 kilomètres sans broncher, tout en assurant une adhérence saine et sécurisante sur sol urbain, qu’il soit sec ou humide.

Mon avis sur la On CloudSurfer 3.

J’ai particulièrement hâte de la tester car sur le papier elle accumule les bons points (même si elle reste un peu lourde à mon sens). L’association de la nouvelle mousse et d’une structure de semelle retravaillée est prometteuse!

J’espère simplement que le dynamisme n’a pas totalement été mit de côté!

Enfin, je terminerais en mettant en avant l’aspect esthétique de la CloudSurfer 3 qui est tout simplement magnifique !!!

Malheureusement, il faudra attendre début octobre pour les acheter et même début 2027 pour une sortie dans tous les points de vente.

running-on

La On Cloudsurfer 3 face à la concurrence

Nike

Face à la Nike Pegasus Plus 2

Dynamique et nerveuse pour enchaîner les kilomètres rythmés, la Nike Pegasus Plus 2 mise sur une réactivité directe. En face, la On Cloudsurfer 3 privilégie un amorti beaucoup plus enveloppant et moelleux grâce à sa mousse Surreal, optant pour la protection et la douceur sur les footings.

Hoka

Face à la Hoka Clifton 11

Incontournable du confort maximaliste sur route, la Hoka Clifton 11 offre un cocon ouaté très protecteur. La On Cloudsurfer 3 se distingue par une approche géométrique différente via son CloudTec Phase, offrant un déroulé de pied d'une fluidité redoutable sans aucune rigidité de plaque.

Kiprun

Face à la Kiprun Kipride Max

Portée sur l'accessibilité et l'absorption massive des chocs pour les gros volumes, la Kiprun Kipride Max propose une alternative grand public très protectrice. La On Cloudsurfer 3 y répond avec son ADN suisse premium, axé sur la précision du fit Warp Knit et la nouvelle supermousse Surreal.

Foire aux questions (FAQ) - On Cloudsurfer 3

Quelle pointure choisir pour la On Cloudsurfer 3 ?
Le fit de l'avant-pied étant plutôt ajusté, il est généralement conseillé de conserver votre pointure habituelle de running. Si vous avez les pieds larges ou préférez davantage d'aisance au niveau des orteils pour vos sorties longues, opter pour une demi-pointure au-dessus peut s'avérer judicieux.
À quel type de coureur s'adresse ce modèle ?
La Cloudsurfer 3 est taillée pour les coureurs de tous niveaux recherchant un amorti généreux, protecteur et souple. Elle s'adresse en priorité aux adeptes des footings quotidiens, des footings de récupération et des sorties d'endurance fondamentale sur route ou chemins propres.
Peut-on faire de la vitesse ou des compétitions avec ?
Bien qu'elle accepte de légères accélérations, ce n'est pas sa vocation première. Dépourvue de plaque rigide et orientée vers le confort moelleux de la mousse Surreal, elle manque d'explosivité pour les séances de fractionné court ou les courses chronométrées.
Quelle est la durée de vie estimée de la semelle ?
Grâce à l'optimisation de la surface en caoutchouc renforcé positionnée stratégiquement sur les zones d'impact (talon et avant-pied), cette troisième génération offre une durabilité nettement accrue, permettant d'encaisser sereinement entre 600 et 800 kilomètres.