Est-il possible d’améliorer une chaussure de running que beaucoup considère déjà comme parfaite ? C’est le défi qu’Asics a relevé avec la Superblast 3. Lancée officiellement le 1er mars 2026, cette nouvelle itération promet d’être plus légère, plus haute et encore plus rebondissante grâce à l’introduction de la mousse FF LEAP.
Après avoir parcouru plus de 100 km avec elle ces quatre dernières semaines, des séances de seuil aux sorties longues sur le semi-marathon de Noirmoutier, je vous livre mon analyse sans filtre. Est-ce toujours la paire unique capable de tout faire ? Voici mon test complet.
Les données techniques à connaître
| Caractéristique | Détails Asics Superblast 3 (2026) |
| Poids | 239 g (Gain de 10g sur la V2) |
| Stack (Talon/Avant) | 46,5 mm / 38,5 mm |
| Drop | 8 mm |
| Mousses | FF LEAP (Top) + FF BLAST PLUS™ (Base) |
| Plaque | Aucune (Stabilité par la géométrie) |
| Prix Public | 220 € |
La Superblast 3 dans la galaxie Asics : Laquelle choisir ?
L’Asics Superblast 3 occupe une place unique dans la gamme. Elle est souvent comparée à ses « cousines », mais ses sensations sont bien distinctes :
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Face à la Novablast 5 : La Novablast est plus accessible et plus « fun » pour les footings quotidiens. Cependant, la Superblast 3 gagne sur le terrain de la polyvalence haute performance. Elle est plus stable à haute vitesse et son amorti FF LEAP est nettement plus réactif que le FF Blast+ de la Novablast.
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Face à la Metaspeed Sky/Edge Paris : Ici, on parle de la chaussure d’entraînement vs la chaussure de jour de course. La Superblast 3 offre 90% du rebond d’une chaussure à plaque carbone, mais sans la rigidité ni la fragilité, ce qui la rend bien plus adaptée aux sorties de 25-30 km.
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Face à la Nimbus 28 : Si la Nimbus est un « nuage » pour la récupération pure, la Superblast 3 est un « trampoline ». Elle est beaucoup plus légère (239 g contre environ 300 g pour la Nimbus) et invite naturellement à accélérer le rythme.
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Le Match : Asics Superblast 3 vs Saucony Ride 19
C’est le duel des « Super Trainers » de 2026. D’un côté, le maximalisme technologique d’Asics, de l’autre, la fiabilité et la polyvalence de Saucony.
| Critère | Asics Superblast 3 | Saucony Ride 19 |
| Profil de semelle | Maximaliste (46,5 mm) | Standard / Haut (35 mm) |
| Mousse principale | FF LEAP (Infusée) | PWRRUN+ |
| Plaque | Aucune | Aucune |
| Poids | 239 g | 260 g |
| Sensation | Rebond « trampoline » massif | Moelleux et flexibilité naturelle |
| Usage idéal | Sorties polyvalentes, tempo, seuil | Quotidien, endurance, marathon |
| Prix | 220 € | 160 € |
Le verdict de RunActu :
La Saucony Ride 19 reste la reine du rapport qualité/prix et de la polyvalence « sans prise de tête ». C’est la chaussure qu’on oublie aux pieds. En revanche, l’Asics Superblast 3 est un cran au-dessus techniquement : elle est plus légère malgré son volume imposant et offre une aide à la propulsion que la Ride ne peut égaler. C’est un investissement, mais pour une paire capable de tout faire (du footing au marathon), elle est difficile à battre.
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Confort et Fit : Le chausson à l’épreuve
Un accueil premium, mais structuré
Dès l’enfilage, l’Asics Superblast 3 confirme son statut de haut de gamme. La nouvelle tige en maille tissée est une réussite : elle est plus respirante que sur la V2 tout en offrant un maintien plus précis du milieu du pied.
Après un mois de test, je n’ai noté aucun point de pression, même lors de sorties longues de plus de 2h30. La languette reste bien en place et le rembourrage au talon est juste assez dense pour éviter tout glissement sans alourdir la chaussure.
La SuperBlast 3 entre réellement dans la classe des chaussures les plus confortables pour le pied. L’avant de la chaussure se révèle relativement large ce qui est une nouveauté chez Asics, et pour ma part j’aime bien.
Attention, la chaussure taille un peu grand. Si vous avez l’occasion d’essayer en magasin cela pourrait être bien.
L’Amorti : 46,5 mm de pure technologie
La révolution FF LEAP:
C’est le cœur du réacteur. Avec un stack qui culmine à plus de 46 mm, on pourrait craindre une sensation d’instabilité ou de « mollesse » excessive. C’est tout le contraire. La nouvelle mousse FF LEAP (positionnée sur la couche supérieure) offre un amorti protecteur mais ferme sous le pied.
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Mon ressenti : On ne s’enfonce pas dans la chaussure. Les sensations sont vraiment incroyables que l’on soit en sortie à allure faible ou intense. L’absorption des chocs est phénoménale, ce qui permet de finir des séances de côtes ou des sorties rythmées avec des jambes nettement moins « cassées » le lendemain. C’est, pour moi, la chaussure de récupération active par excellence qui sait aussi se transformer en bête de course.
Je l’évoquerais plus tard dans ce test, mais la mousse est réellement incroyable de polyvalence. Elle permet un dynamisme fou mais aussi un amorti sous le pied très intéressant pour enchaîner les kilomètres.
Dynamisme : Un trampoline sans plaque carbone
C’est là que la Superblast 3 surprend le plus. Bien qu’elle n’intègre pas de plaque carbone, sa géométrie en « rocker » (bascule) et la réactivité de la mousse FF LEAP créent un effet de propulsion bluffant. Bien qu’elle se destine aux coureurs de longue distance, elle ne tombe pas dans le piège du confort à tout prix.
Je sens un dynamisme très intéressant dès que j’accèlere. La chaussure a du répondant sous le pied, c’est même assez surprenant quand on pense que la paire dispose d’une semelle de plus de 45mm!
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Au seuil : À des allures de 4’/km ou plus rapide, la chaussure répond instantanément. On profite d’un rebond très vertical qui facilite le maintien de la cadence.
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Le gain de poids : Les 10 grammes gagnés par rapport à la version précédente se font sentir en fin de séance. La chaussure reste agile malgré son volume visuel imposant.
Polyvalence : La paire unique existe-t-elle ?
Du footing de récupération au marathon
S’il y a un point qui justifie son prix de 220 €, c’est sa polyvalence incroyable. Durant ce mois de test, je l’ai utilisée sur tout le spectre de l’entraînement :
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Footings lents : Elle reste stable et confortable, ne demandant pas un effort de gainage excessif.
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Séances de tempo : Elle excelle dès que l’on monte en allure, même si elle manquera de transition par rapport à une chaussure carbone.
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Sorties Longues : C’est son terrain de jeu favori. Elle protège les articulations sur la durée tout en permettant de finir fort les derniers kilomètres. Un réel plaisir de la chausser pour ce genre de distance longue.
Mon avis d’expert : Si vous ne deviez emporter qu’une seule paire en vacances ou en déplacement pour assurer tous vos entraînements, c’est celle-ci. Elle coche toutes les cases, à condition d’aimer les sensations maximalistes.
Le Verdict de RunActu : Faut-il craquer pour la Superblast 3 ?
Après un mois de test et plus de 100 km au compteur, le constat est sans appel : Asics a réussi à affiner sa recette sans dénaturer ce qui a fait le succès de la gamme. La Superblast 3 n’est pas seulement une mise à jour esthétique, c’est une chaussure plus mature, plus légère et encore plus polyvalente grâce à l’apport de la mousse FF LEAP.
Points Forts :
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Polyvalence absolue : L’une des rares paires capables de briller sur un footing de récupération à 6’00/km comme sur une séance de seuil à 3’45/km.
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Amorti protecteur : Le stack de 46,5 mm épargne réellement les articulations, idéal pour enchaîner les gros blocs d’entraînement.
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Le ratio Poids/Volume : C’est une prouesse d’ingénierie de proposer une chaussure aussi imposante visuellement pour seulement 239 g.
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Durabilité : Après 100 km, la semelle extérieure et le mesh ne montrent aucun signe d’usure prématurée.
Points Faibles :
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Le Prix : À 220 €, c’est un investissement majeur qui la place face aux chaussures à plaque carbone.
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La hauteur de semelle : Son volume peut être déroutant dans les virages serrés ou sur des sols très irréguliers. Il faudra surement un petit temps d’adaptation pour se faire à la semelle très haute.
Si vous cherchez la chaussure de running ultime pour 2026, celle qui vous permet de réduire votre rotation à une seule et unique paire, l’Asics Superblast 3 est la candidate numéro 1. Elle offre 95% des sensations d’une chaussure de compétition avec le confort et la stabilité d’une chaussure d’entraînement quotidien.
Certes, le tarif est élevé, mais la qualité de fabrication et la polyvalence d’usage justifient, à mon sens, l’investissement pour tout coureur régulier préparant un marathon ou souhaitant simplement plus de plaisir à chaque foulée.
Note RunActu : 9.5/10 ★★★★★
L'Asics Superblast 3 est-elle adaptée pour un marathon ?
Quelle est la durée de vie de la semelle FF LEAP™ ?
Quelle est la différence entre l'Asics Novablast 5 et la Superblast 3 ?
La Superblast 3 est-elle stable malgré sa hauteur (Stack) ?
La Sélection RunActu d’avril 2026
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