Dès le premier kilomètre avalé sur le bitume, le changement de cap saute aux yeux : la firme helvète a remisé sa mousse Helion au placard pour inaugurer son tout nouveau composé Surreal. Avec ce Test On Cloudsurfer 3, j’ai poussé cette nouvelle version sur plus de 120 kilomètres de bitume pour vérifier si le slogan de la marque « vos runs les plus doux » tient la route face à la réalité du terrain.

Les versions 1 et 2 péchaient par une fermeté notable sous les métatarses et une semelle qui réclamait du rythme pour s’adoucir. Ici, la marque suisse prend le contre-pied total en misant sur un stack généreux de 45 mm au talon et une absorption des chocs feutrée.

Mais ce gain de confort a un coût non négligeable sur la balance (285 grammes). Analyse détaillée, mesures et ressenti sans concession. 

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Le Verdict : On Cloudsurfer 3

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Points Forts

  • Super mousse Surreal : Amorti ultra-moelleux et absorption remarquable des chocs à chaque impact.
  • Déroulé CloudTec Phase : Transition talon-pointe d'une fluidité exemplaire grâce à l'affaissement séquentiel.
  • Chaussant spacieux et premium : Collier généreusement rembourré et toe-box accueillante pour les pieds larges.
  • Adhérence route : Couverture en caoutchouc renforcée, plus rassurante sur bitume mouillé que sur la V1.
🔴

Points Faibles

  • Prise de poids notable : 285 g sur la balance, ce qui se fait ressentir sur les fins de sorties.
  • Manque de nervosité : Mousse très sage qui manque de mordant et de dynamisme dès qu'on hausse le rythme.
  • Maintien du talon à surveiller : Lacets élastiques et rembourrage épais imposant un serrage minutieux.
Note Globale 8.5/10

Notre avis RunActu : La On Cloudsurfer 3 tourne définitivement la page de la fermeté historique de la marque. Grâce à sa nouvelle super mousse Surreal, elle offre un confort d'accueil royal et une protection musculaire sans faille sur les sorties longues et les footings de récupération. C'est le cruiser confort par excellence pour empiler les kilomètres sans traumatiser ses articulations. On regrettera simplement son embonpoint qui s'approche trop de la barre des 300 g et bride ses capacités sur les séances au train ou les accélérations franches.

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Caractéristiques Clés : On CLoudsurfer 3

⚖️
Poids 285 grammes taille 42
📐
Drop & Stack 8mm 45mm aux talon et 37mm aux orteils
☁️
Mousse (Semelle) Mousse Surreal géométrie CloudTec Phase
🛣️
Terrain Idéal Route
🏆
Usage Cible Polyvalent et confort
💶
Prix Conseillé 170€
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Où se situe la On Cloudsurfer 3 dans la gamme running de la marque ?

Avec l'arrivée de la super mousse Surreal et sa géométrie CloudTec Phase affinée, la On Cloudsurfer 3 redéfinit le confort de course au quotidien chez l'équipementier suisse. Elle laisse le rôle de modèle d'entrée polyvalent et lifestyle à la On Cloud 6, bien moins technique, plus ferme et orientée vers les footings légers ou le quotidien actif. Pour ceux qui recherchent un amorti encore plus massif et un volume XXL taillé pour les sorties très longues, la On Cloudmonster 3 pousse le curseur du confort maximaliste et du rebond mécanique encore un cran au-dessus. La Cloudsurfer 3 trouve ainsi son équilibre idéal : une routière fluide, sans plaque rigide, dédiée aux allures régulières et aux footings de régénération où la douceur prime sur le chrono.

L'Accès Lifestyle & Footing Léger

La Cloud 6 propose une approche moins technique et plus épurée, parfaite pour marcher ou trottiner, mais trop limitée en amorti pour borner régulièrement.

Le Confort Maximaliste & Volume XXL

La Cloudmonster 3 maximise la hauteur sous le pied et le renvoi d'énergie pour offrir encore plus de protection et de rebond sur les sorties à fort kilométrage.

La Douceur & Fluidité Quotidienne

La Cloudsurfer 3 mise sur la mousse Surreal™ et la compression progressive CloudTec Phase™ pour offrir la transition la plus feutrée et soyeuse de la marque sur la route.

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Analyse terrain : le banc d’essai RunActu

Confort et premières sensations : un accueil premium qui demande un laçage minutieux

Dès l’enfilage, le niveau de finition est irréprochable. Le rembourrage du collier de cheville et l’épaisseur de la languette enveloppent le cou-de-pied dans une douceur immédiate. L’empeigne en mesh technique offre une toe-box spacieuse : les coureurs aux pieds larges trouveront immédiatement leurs marques, sans sensation d’écrasement latéral. Pour information, j’ai pris ma pointure habituelle et cela convenait parfaitement.

Le bémol provient du maintien lors des premiers runs. Avec une structure aussi généreuse et des lacets plats légèrement élastiques, le talon a tendance à flotter si l’on ne verrouille pas l’ensemble via le dernier œillet. Les pieds étroits devront particulièrement soigner la tension du cou-de-pied pour éviter tout glissement interne sur les relances.

Néanmoins, je m’y suis très vite habitué et si besoin je serrais légèrement plus mes lacets et c’était parfait.

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Comportement dynamique : un déroulé mécanique parfait bridé par l’embonpoint

Sur l’asphalte, la mécanique CloudTec Phase opère avec une fluidité remarquable. Les alvéoles inclinées s’écrasent en cascade sous la pression du poids, créant un roulement talon-pointe très doux, sans aucun point de rupture sous la voûte plantaire. À allure fondamentale entre 10 et 12 km/h, la chaussure avance presque sur un coussin d’air mécanique. Je dois avouer que le confort d’amorti est vraiment très bon et doux!

Dès que la séance monte en intensité pour aller chercher des allures seuil ou du fractionné, la limite apparaît nettement. Avec presque 300 grammes sur la balance en pointure 42, la chaussure accuse un embonpoint comparé à la version précédente. La réponse au sol reste sage, sans coup de fouet : la Cloudsurfer 3 préfère se balader en endurance plutôt que de chasser le chrono.

Pour être transparent, la marque commercialise la Cloudsurfer 3 dans cette optique de confort. Il m’est donc compliqué de lui reprocher ce manque de dynamisme! En revanche, je trouve que On devrait retravailler sur le poids global de la chaussure. 

Confort d’amorti de la chaussure : la super mousse Surreal tient-elle ses promesses ?

La nouvelle super mousse Surreal constitue sans équivoque le point fort de cette édition. Les habitués de la rigidité historique des premiers modèles On vivront un choc : la compression sous le pied absorbe les ondes de choc sans jamais donner l’impression de s’enfoncer dans une semelle instable. Le stack de 45 mm isole totalement le coureur des irrégularités de la route.

Au lendemain d’une sortie longue de 20 kilomètres, la fatigue musculaire résiduelle des mollets et des articulations est remarquablement faible. L’équilibre entre moelleux à l’impact et tenue structurelle à l’avant-pied évite l’écrasement excessif, assurant une protection musculaire sans faille.

Je m’y sens vraiment à l’aise et confortable. Difficile de faire un reproche à la CloudSurfer 3 sur ce point! Le passage de la traditionnelle mousse Helion à la technologie Surreal est à mon sens une excellente idée. Cela permet de gagner en confort d’amorti au moment de poser le pied.

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Accroche et durabilité : du progrès sur bitume humide

La semelle extérieure bénéficie d’un revêtement en caoutchouc plus dense que sur les versions précédentes, protégeant plus efficacement la mousse Surreal de l’abrasion. Sur bitume sec, le grip est exemplaire. Sur asphalte mouillé et pavés gras, le composé offre une traction bien plus rassurante que sur la V1, évitant les glissades furtives en courbe. C’est à mon sens une excellente nouvelle car vraiment les versions précédentes pouvaient manquer d’adhérence selon les conditions. Néanmoins, je tiens à préciser que la paire n’est pas faite pour battre des chronos et il y a donc peu de chance qu’à 10km/h vous glissiez sur la route, même dans un virage serré!

En revanche, la géométrie ajourée de la semelle intermédiaire conserve sa fâcheuse tendance à piéger les cailloux de gravier sur les chemins de parc stabilisés. C’est une routière pure qui donne le meilleur d’elle-même sur macadam propre. Cela est bien évidement moins prononcé que par le passé mais toujours un petit peu!

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Mon avis personnel sur la On Cloudsurfer 3.

La paire répond parfaitement à mes attentes et je continuerais de l’utiliser pour mes sorties en endurance fondamentale. Le confort est excellent avec une semelle épaisse qui filtre parfaitement les aspérités et les chocs. La technologie Cloud Tec Phase est agréable et on ressent bien une certaine fluidité dans la pose du pied.

Le maintien du pied, bien que perfectible, est plus que correct et ne devrait pas être un problème pour vous.

La paire manque légèrement de dynamisme et ne permettra que très peu de séance plus rythmée, dommage elle aurait gagné en polyvalence.

Pour information, la On Cloudsurfer 3 ne sera disponible en commande internet à partir de janvier 2027. Cependant, vous pouvez la trouver dans certains magasins depuis octobre 2026!

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La On Cloudsurfer 3 face à la concurrence

Mizuno

Face à la Mizuno Hyperwarp 2

Résolument tournée vers le tempo et le chrono, la Mizuno Hyperwarp 2 mise sur une construction légère et un retour d'énergie incisif pour les allures soutenues. La On Cloudsurfer 3 adopte une posture opposée : plus lourde sur la balance avec ses 302 g, elle sacrifie la nervosité pure au profit d'un déroulé feutré et d'une absorption des chocs incomparable pour préserver les jambes sur sorties calmes.

Mizuno

Face à la Mizuno Skyprime

Poids lourd du confort absolu, la Mizuno Skyprime mise sur un amorti maximaliste ultra-protecteur et un châssis stable taillé pour les coureurs en quête de maintien durable. La Cloudsurfer 3 réplique avec une transition talon-pointe plus fluide et naturelle grâce à la mécanique CloudTec Phase™, tout en offrant une sensation sous le pied plus souple et moins imposante au déroulé.

Salomon

Face à la Salomon Aero Blaze 4

Pensée comme une routière polyvalente et équilibrée, la Salomon Aero Blaze 4 brille par sa simplicité, son poids bien contenu et sa fermeté rassurante lors des accélérations. La Cloudsurfer 3 fait le choix d'un accueil beaucoup plus moelleux et enveloppant avec son empeigne luxueuse et son stack généreux, idéale pour ceux qui privilégient la douceur d'impact à la réactivité.

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Foire Aux Questions : On Cloudsurfer 3

Tout ce que vous devez savoir avant de chausser la routière la plus moelleuse de chez On.

Quelle pointure choisir pour la On Cloudsurfer 3 ? +
La On Cloudsurfer 3 respecte scrupuleusement la grille des tailles standard : vous pouvez partir sans hésiter sur votre pointure de running habituelle (comptez généralement une pointure de plus que vos chaussures de ville). Le volume global est particulièrement accueillant, avec un chaussant assez large au médio-pied et à l'avant-pied. Si vous avez les pieds très fins, prenez le temps d'ajuster le laçage en utilisant l'œillet supplémentaire pour bien caler votre talon.
Pour quelles distances et séances la Cloudsurfer 3 est-elle faite ? +
C'est la partenaire idéale pour l'endurance fondamentale, les footings de récupération active et les sorties longues du week-end, du 10 km jusqu'au marathon. Avec ses 302 g et son amorti doux sans plaque rigide, elle privilégie la protection musculaire et le confort sur la durée plutôt que la vitesse pure. Évitez-la sur vos séances de fractionné court ou de tempo rapide où son manque de dynamisme se ferait ressentir.
Quels sont les apports de la super mousse Surreal™ par rapport à l'Helion™ ? +
La mousse Surreal™ apporte une vraie rupture face à l'Helion™ qui équipait les anciennes versions. Elle se montre 15,5 % plus douce, 15 % plus légère et 23,3 % plus réactive. Sur le bitume, le toucher d'impact est infiniment plus feutré et supprime la sensation de fermeté sous l'avant-pied qui caractérisait la Cloudsurfer 2, garantissant un amorti moelleux constant, peu importe la distance.
Peut-on courir sur les chemins et sentiers avec la On Cloudsurfer 3 ? +
La chaussure est strictement développée pour la route et les pistes cyclables goudronnées. Si elle traverse sans souci les parcs urbains sur sol durci, ses alvéoles CloudTec Phase™ ont une fâcheuse tendance à coincer les graviers sur pistes blanches. De plus, la semelle extérieure est dépourvue de crampons pour affronter la terre meuble ou la boue. Pour mixer route et sous-bois, tournez-vous vers la Cloudsurfer Trail.
La Cloudsurfer 3 dispose-t-elle d'une plaque Speedboard® ? +
Non, On a délibérément supprimé la plaque rigide Speedboard® sur la gamme Cloudsurfer équipée de la technologie CloudTec Phase™. C'est précisément l'écrasement programmé par ordinateur des alvéoles qui guide le déroulé naturel du pied. Cette absence totale de plaque rigide confère à la chaussure sa grande souplesse sous la voûte plantaire et cette douceur d'impact sans point de dureté.